tristesse

« Anne, ma sœur Anne,… »

Une citation au goût bien triste et amer pour les professeurs de cet établissement, qui ont soudainement perdu leur collègue, en poste avec eux depuis presque 18 ans. Semaine après semaine ils ont scruté leur messagerie professionnelle dans l’attente d’un message de soutien de la part du rectorat, qui se serait peut-être glissé entre deux publicités d’éditeurs ou diverses communications. Ils ont vu défiler les notifications i-prof, les « newsletters » mensuelles des IA-IPR, les invitations à participer aux « webinaires RH » (ressources « humaines »…), ils ont été informés de la prise de fonctions de notre nouvelle rectrice, qui dans son courrier, tient « à saluer le travail remarquable de la Rectrice Sophie Béjean, dont l’action a permis d’accompagner les élèves et de soutenir l’ensemble des équipes avec détermination et bienveillance ». Les semaines et les mois ont passé, et en même temps que juillet est arrivé, les derniers messages également, dans lesquels autant notre ministre que notre nouvelle rectrice, soulignent notre « professionnalisme et humanité », notre « remarquable travail », « l’engagement exceptionnel » qui est le nôtre, et pour finir nous souhaitent « un très bel été ».

Mais pour la perte de leur collègue, aucun mot, aucun soutien, pas le moindre message de condoléances de la part du rectorat.

Alors oui, comme chaque année nous sommes prêts à la rentrée pour continuer d’exercer avec bienveillance ce magnifique métier qui est le nôtre, mais devant autant d’indifférence, les mots d’encouragements ou de félicitations de notre hiérarchie sonnent bien creux…

Valérie Cloup

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