Le projet de référentiel métier du directeur d’école a été présenté par le ministère. Trois ans après la loi Rilhac qui donnait un rôle de pilote pédagogique et une autorité fonctionnelle aux directeurs, le référentiel métier précise leurs missions. Ces dernières sont réparties en 4 domaines : le pilotage pédagogique, les responsabilités relatives au fonctionnement de l’école, la cohérence des différents temps de l’enfant et la participation à la protection de l’enfance. Le SNCL se félicite que le référentiel métier de 2014 soit mis à jour puisque les missions des directeurs ont évolué et qu’il fallait clarifier certains aspects de la fonction.
Si ce référentiel assoit l’autorité fonctionnelle du directeur, il lui confère aussi des missions supplémentaires comme l’évaluation des Aesh jusqu’alors faite par les IEN ou la gestion des absences des enseignants (anticipation, régulation, information aux familles…). Le SNCL s’interroge sur ce dernier point. Le directeur n’a pas la main sur les remplacements et n’a pas de boule de cristal lui permettant de prédire les arrêts de travail… Pourquoi le directeur devrait-il gérer ce qui était le rôle des secrétaires de circonscription et des IEN ?
Qui dit missions supplémentaires devrait dire du temps pour les mener et des indemnités financières. Les missions du directeur se sont multipliées ces dernières années et le SNCL a toujours demandé un temps de décharge pour tous les directeurs et une augmentation de toutes les décharges déjà instaurées. Ce dont les directeurs ont le plus besoin c’est de temps, de soutien hiérarchique et de moyens financiers à la hauteur des responsabilités qui leur incombent. Début juillet, les inspecteurs ont obtenu du ministère une augmentation du CIA et de l’IFSE.
Il serait juste que les directeurs qui voient leur nombre de missions augmenter, bénéficient eux aussi d’une revalorisation salariale.
Dans le cadre du pilotage pédagogique, le directeur doit également analyser les résultats des évaluations nationales pour élaborer et mettre en oeuvre le projet d’école. Ces mêmes résultats devront être présentés en conseil d’école. Le SNCL soutient le fait que pour qu’un projet d’école fonctionne, il faut une adhésion de l’équipe pédagogique. Le directeur peut impulser une direction mais l’ensemble des enseignants doit analyser les résultats des élèves pour proposer un projet commun constructif. Le SNCL sera vigilant à ce que le rôle de pilote pédagogique du directeur garantisse les échanges au sein du conseil des maîtres.
Julie Marti

