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REFORME BLANQUER : suite et malheureusement pas fin…

Appliquée dès la rentrée 2018, pour un premier bac en 2021, cette réforme impose, entre autre, le choix de spécialités : 3 en classe de 1ère et seulement 2 en Terminale, avec des paires plus ou moins « exotiques » comme espagnol / SVT ou philo / physique …

Ce choix est laissé aux familles, faisant fi des conseils des enseignants afin d’optimiser la réussite des élèves au bac, et surtout la possibilité de poursuivre dans les meilleures conditions des études supérieures.

Donc, tous les ans, le nombre d’élèves choisissant une spécialité peut varier, ce qui entraîne le nombre de groupes, d’où une incertitude totale sur les postes des enseignants.

La répartition se faisant à moyens constants, on déshabille une discipline (- 6 heures en terminale) pour en habiller une autre (+ 6 heures), qui se retrouve avec une pléthore d’heures supplémentaires, souvent non désirées.

Les premières victimes sont les collègues nouvellement nommés, qui peuvent avoir un complément de service ailleurs. Cela montre le peu de considération de notre administration.

Les deuxièmes victimes sont les élèves eux-mêmes.

En effet, les moyens horaires attribués ayant tendance à stagner, voire à diminuer, des groupes supplémentaires ne sont pas ouverts. Donc, certaines disciplines se retrouvent à 37-38 élèves, évidemment sans dédoublement, et surtout après avoir découragé et fortement incité certains élèves à ne pas choisir cette spécialité, dans l’unique but de ne pas ouvrir un autre groupe et d’avoir à réclamer des heures au rectorat.

De même, que dire de l’option « maths complémentaires » en terminale ?

Elle est proposée aux élèves ayant abandonné la spécialité, mais qui veulent conserver un enseignement mathématique moins poussé, la plupart se destinant aux études de santé.

Mais voilà, que faire quand le groupe est plein ? En ouvrir un autre ? Surtout pas !  Il n’y a pas les heures, encore une fois.

Donc des élèves vont être pénalisés (Comment le choix va-t-il être effectué ? Qui va décider du droit à faire des maths ? Quelles seront les conséquences sur leur orientation et Parcoursup ?), des enseignants aussi, car ils auraient pu éviter d’avoir un complément de service.

Les années passent, cette réforme montre de plus en plus son inutilité et sa perversité. C’est une réforme comptable, pour limiter au maximum le nombre d’enseignants et d’heures affectées aux établissements scolaires.

Abandonner une spécialité fait gagner 6 heures dans la plupart des disciplines. Si on multiplie par le nombre de disciplines et le nombre de lycées, quel jackpot !!!

Ne pourrait-on pas faire comme les maths, et maintenir 3 heures en terminale pour la spécialité abandonnée ?

Mais il faudrait des enseignants… Et cela coûte cher.

Mais peut-on accepter les économies sur le dos de l’éducation ???

Monique Vincent

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